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 La Bête du Gévaudan

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Roswell-1947
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MessageSujet: La Bête du Gévaudan   Mar 8 Jan - 12:19

La Bête du Gévaudan

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Introduction du mythe

L'histoire de la "Bête du Gévaudan", commence le 30 juin 1764, date de sa première victime dans la paroisse de St. Étienne de Lugdarès en Vivarais, se poursuit dans la région de Langogne, puis de St. Chély d'Apcher, pour finir dans celle de Saugues où Jean Chastel la tuera le 19 juin 1767 à la Sogne d'Auvers.
Cette épopée meurtrière dure trois ans, dans cette partie du Gévaudan appelée Margeride, où près d'une centaine de victimes dévorées, blessées y sont comptées.
Le 31 décembre 1764, l'Évêque de Mende évoquera même "La Colère de Dieu" contre ce pays, pour châtier les humains misérables pêcheurs; il préconisera des prières dans toutes les églises.

Tout le pays sera en guerre contre la "Bête", des chasses, des battues seront organisées, aidées à coup de primes, dont le pactole finira par s'élever à 9400 livres. Cette traque contre la "Bête" sera d'abord dirigée par le capitaine Duhamel et ses dragons, suivis par les Comtes de Morangiés et d'Apcher, mais sans résutat. Un fameux grand chasseur de loup, le gentilhomme normand Denneval, sera délégué par Versailles, mais lui-même n'en tuera même pas un.  
Le Roi s'en mêlera et y enverra son lieutenant de chasse Antoine de Beauterne, qui croira avoir tué la "Bête" au Bois des Chazes le 21 septembre 1765, qui recevra tous les honneurs à Versailles, et quelques primes.

La "Bête" était donc morte ! non, pas pour longtemps, au printemps 1766, les tueries reprennent, il nous faudra un bon chasseur du pays, peut-être bien un peu braconnier, même sorcier dit-on, pour parvenir à la débusquer et mettre fin à cette histoire.
Quelle histoire ! On aura tout dit sur cette "Bête" : un loup, même des loups; ou plus tôt de drôles de bêtes sauvages, un peu hyènes, il paraît même que ce n'était qu'un gentilhomme désoeuvré aux instincts pervers, et peut-être même un dresseur de bêtes sauvages ramenées d'un pays lointain, un pays bizarre; même un sorcier ! Non, dit-on, c'était un loup-garou, vous savez, ça se change en loup ou en homme en plongeant dans l'eau, la nuit....
Stevenson l'appela le Napoléon des loups.

Dans cette histoire, de nombreux écrivains ont usé de l'encre, sans percer le mystère, il reste entier, ou peut-être allez-vous le découvrir au tournant d'un chemin...

G.A.E.L.


Le monstre qui terrorisa le sud de la France

Tout commence le 30 juin 1764 lorsque Jeanne Boulet, une jeune fille de 14 ans du village des Hubas est attaquée
en plein jour dans le pâturage où elle gardait un troupeau de vaches par un animal. A l'époque, les accidents de
ce type sont assez fréquents. Mais il s'avère que cet évènement est le premier d'une longue série marquée par plus
de trois ans de massacres où l'homme deviendra la proie d'une "bête" malfaisante. En effet, tous les récits de
survivants ou de témoins de ces drames désignaient un animal. Mais les blessures, jugées inhabituelles, suggéraient
plutôt une "bête" hors du commun.

Une centaine de personnes a été recensée comme ayant été victimes de la bête. Ce sont en général des femmes,
des jeunes filles et des enfants. La peur grandit encore et la rumeur de la présence d'un monstre dans la région
se répand atteignant même les oreilles du roi et de la cour. Des battues sont organisées et effectuées par les
Dragons du roi. Mais cela n'aboutit à rien et les attaques se poursuivent. Le 19 juin 1767, Jean Chastel,
un homme du pays, tue une bête qui semble être un loup extraordinaire du fait de sa figure et de ses proportions bien
différentes des loups environnants. Cette mort met alors un point final à cette affaire qui hante aujourd'hui
encore les esprits.

Loup, animal sauvage, monstre ou tueurs en série, les hypothèses concernant la bête du Gévaudan ont été nombreuses
à être évoquées, mais le mystère subsiste toujours.


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Roswell-1947
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MessageSujet: Re: La Bête du Gévaudan   Mar 8 Jan - 12:40

Historique des faits

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Gravure de l'époque : l'attaque de la bête du Gévaudan (1764-1767)

La Bête du Gévaudan est un animal à l'origine d'une série d'attaques contre des humains survenues entre le 30 juin 1764 et le 19 juin 1767. Ces attaques, le plus souvent mortelles, entre 88 à 124 recensées selon les sources, eurent lieu principalement dans le nord de l'ancien pays du Gévaudan (qui correspond globalement à l'actuel département de la Lozère), région d'élevage. Quelques cas ont été signalés dans le sud de l'Auvergne, et dans le nord du Vivarais et du Rouergue.

La « Bête du Gévaudan » dépassa rapidement le stade du fait divers, au point de mobiliser de nombreuses troupes royales et de donner naissance à toutes sortes de rumeurs, tant sur la nature de cette « bête » – vue tour à tour comme un loup, un animal exotique et même un loup-garou, voire un tueur en série à une époque plus récente — que sur les raisons qui la poussaient à s'attaquer aux populations — du châtiment divin à la théorie de l'animal dressé pour tuer. Alors qu'une centaine d'attaques équivalentes se sont produites au cours de l'histoire de France dont toutes les régions sont peuplés par environ 20 000 loups à cette époque, ce drame intervient opportunément pour la presse en mal de ventes après la guerre de Sept Ans : le Courrier d'Avignon local puis La Gazette de France nationale et les gazettes internationales voient l'occasion de s'emparer de cette affaire pour en faire un véritable feuilleton, publiant des centaines d'articles sur le sujet en quelques mois.

De 1764 à 1767, deux animaux (l’un identifié comme un gros loup, l'autre comme un canidé s'apparentant au loup) furent abattus. Le gros loup fut abattu par François Antoine de Beauterne, porte-arquebuse du roi de France, en septembre 1765, sur le domaine de l'abbaye royale des Chazes. À partir de cette date, les journaux et la cour se désintéressèrent du Gévaudan, bien que d'autres morts attribuées à la Bête aient été déplorées ultérieurement. Le second animal fut abattu par Jean Chastel, enfant du pays domicilié à La Besseyre-Saint-Mary, le 19 juin 1767. Selon la tradition, l'animal tué par Chastel était bien la Bête du Gévaudan car, passé cette date, plus aucune mort ne lui fut attribuée.


Premières attaques

La première personne que la Bête attaqua fut une femme vachère habitant tout près de Langogne, mais des bœufs arrivèrent et firent fuir l'animal. La femme n'eut donc d'autre mal que ses habits déchirés. La première victime officielle de la Bête fut Jeanne Boulet, jeune fille âgée de quatorze ans, tuée le 30 juin 1764, au village des Hubacs (près de Langogne) dans la paroisse de Saint-Étienne-de-Lugdarès en Vivarais.

La victime fut enterrée « sans sacrements », n'ayant pu se confesser avant sa mort. On relève toutefois sur la consignation de sa mort que le curé de la paroisse mentionne qu'elle fut victime de la bête féroce, ce qui suggère qu'elle ne fut pas la première victime mais seulement la première déclarée.

Une deuxième victime est rapportée le 8 août. Âgée de 14 ans, elle habitait au hameau de Masméjean, paroisse de Puy-Laurent. Ces deux victimes ont été tuées dans la vallée de l'Allier. Les suivantes, dès la fin du mois d'août, et au cours du mois de septembre, meurent autour et dans la forêt de Mercoire.

Étienne Lafont, syndic du diocèse de Mende, se trouvait à Marvejols en cette fin du mois d'août. C'est depuis cet endroit qu'il envoya des chasseurs de Mende, dirigés par le sieur Mercier, afin de venir en aide aux chasses qui se mettaient peu à peu en place à proximité de Langogne. Cependant, Lafont se rendit vite compte que ces chasses étaient insuffisantes et avertit donc M. de Saint-Priest, intendant du Languedoc, et M. le comte de Montcan, gouverneur de la province, de la situation. C'est ce dernier qui donna l'ordre au capitaine Duhamel, stationné à Langogne avec ses dragons, de conduire les opérations de chasse contre la Bête.


Géographie

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Le Gévaudan est situé aux confins du Languedoc et de l'Auvergne. Historiquement, les Gabales étaient entourés des Helviens à l'est, des Vellaves et des Arvernes au nord, des Rutènes à l'ouest et des Volques au sud.

Le Gévaudan désigne une province française qui a existé jusqu’à la Révolution. À cette date, le Gévaudan est devenu le département de la Lozère, lequel suit sensiblement les mêmes frontières.
La région du Gévaudan présente une forte concentration de monuments mégalithiques tels les menhirs et les dolmens. La Cham des Bondons présente la deuxième concentration de ces monuments en Europe.


Situation géographique

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MessageSujet: Coucou !!   Mer 9 Jan - 9:46

Mon Cher Roswell-1947
Pourrais tu mettre mon poste ici (je sais c'est du boulot en plus) Wink mais ça permettrais de pouvoir voir si nos aimables interlocuteurs du sites donne leurs avis et le tient sur mon poste avec mes théories ??
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MessageSujet: Re: La Bête du Gévaudan   Mer 9 Jan - 10:45

thoranne a écrit:
Mon Cher Roswell-1947
Pourrais tu mettre mon poste ici (je sais c'est du boulot en plus) Wink mais ça permettrais de pouvoir voir si nos aimables interlocuteurs du sites donne leurs avis et le tient sur mon poste avec mes théories ??


Bien évidemment, mais alors je te suggère de reprendre ton post par un "copier-coller" et de le remettre ici, car si j'exécute cette opération, ton post risque fort de se placer en début de sujet par rapport à la date et l'heure de son édition, et il est donc préférable qu'il soit à la suite du sujet et non au début.

Merci de ta compréhension.


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MessageSujet: Re: La Bête du Gévaudan   Jeu 10 Jan - 8:55

Localisation des faits :

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La Bête a sévi principalement dans le pays du Gévaudan, dont les limites sont sensiblement les mêmes que le département de la Lozère. Mais elle s'est rendue également dans le Velay (Haute-Loire), la Haute-Auvergne (Cantal), et le Rouergue (Aveyron). Si l'on considère le découpage administratif des années 2000, la Bête aurait fait plus de 80 victimes dans la région Auvergne et plus de 70 dans le Languedoc-Roussillon. Au niveau des départements, c'est la Lozère qui est la plus touchée avec plus de 70 victimes, devant la Haute-Loire qui en déplore plus de 60. Les cantons de Saugues, de Pinols et du Malzieu sont ceux où l'on recense le plus de victimes, avec respectivement 34, 23 et 22 personnes.

Sur le plan géographique, la Bête a été présente majoritairement dans les montagnes de la Margeride, et en certaines occasions sur les monts de l'Aubrac. Elle sévit d'abord dans l'est du Gévaudan, vers Langogne et la forêt de Mercoire, avant de migrer vers la Margeride et la zone des Trois Monts : mont Chauvet, Montgrand et mont Mouchet.

La Margeride est aussi une terre d’Histoire. Ses interminables forêts de sapin ont été le théâtre de la mise à mort de la soi disant bête du Gévaudan. Et nous sommes tout proches du mont Mouchet, haut lieu de la résistance dans le massif central.


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Au XVIIIe siècle, l'environnement du Gévaudan était constitué de vallées et montagnes très boisées. Il existe alors, en Margeride, de nombreuses tourbières (aussi appelées « sagnes » ou « molières »), rendant difficile tout déplacement. Les villages étaient alors très dispersés, et les infrastructures routières limitées.

En ce qui concerne le climat, il n'était pas rare que l'hiver soit très long. En effet, les premières neiges pouvaient survenir dès le mois de septembre, et la saison hivernale pouvait durer jusqu'en mai.


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Diana 2012
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MessageSujet: Re: La Bête du Gévaudan   Jeu 10 Jan - 9:51

Encore une légende bien terrifiante, merci d'avoir ouvert ce sujet qui passionne depuis des siécles et encore aujourd'hui !
Sur cette image ci-dessous, une reproduction ( peut-être exagérée ) de la Bête du Gevaudan à l'allure de Loup-Garou.

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Un Portraits de la Bête :

Voici, à travers quelques documents de l'époque, comment on imaginait et décrivait la Bête " qui mangeait le monde ".

Selon tous ceux qui l'ont vue, écrit à Séguier de Nîmes un gentilhomme du Gévaudan, M. de la Barthe, à la fin d'octobre 1764, " cette Bête a la tête large, très grosse, allongée comme celle d'un veau et terminée en museau de lévrier ; le poil rougeâtre, rayé de noir sur le dos, le poitrail large et un peu gris, les jambes de devant un peu basses, la queue extraordinairement large et touffue et longue. Elle court en bondissant, les oreilles droites ; sa marche au pas est très lente. Quand elle chasse, elle se couche, ventre à terre et rampe : alors elle ne paraît pas plus grande qu'un gros renard. Quand elle est à la distance qui lui convient, elle s'élance sur sa proie et l'expédition est faite en un clin d'œil…Sa taille est plus haute que celle d'un grand loup. Elle est friande du sang, des tétons et de la tête…revient, lèche la terre s'il y a du sang.

Mais le même Labarthe rectifiait, dans une lettre du 20/02/1765 : " …Personne ne l'a vue…Pas de griffes, puisqu'elle n'en a jamais fait usage : toutes les plaies viennent des dents. La taille a beaucoup baissé…Les jambes sont allongées…En un mot, on ne sait absolument rien !…Eu égard à sa grande timidité, ce n'est qu'un loup carnassier…Nous n'en doutons plus ici ".

Le capitaine Duhamel, dans une lettre à l'Intendant d'Auvergne où s'étale une grande naïveté, disait que la Bête " avait la taille d'un taureau d'un an…les pattes aussi fortes que celles d'un ours, avec six griffes (!) à chacune …le poitrail aussi long que celui d'un léopard ; la queue grosse comme le bras…Ce monstre doit avoir pour père un lion. Reste à savoir quelle est la mère ! ".

Le curé d'Aumont, Trosselier, dans une relation (accompagnée d'un dessin de sa plume) faite par lui, à l'époque même, dit que la Bête " tantôt paraît fort grande et tantôt très petite…Elle se redresse parfois sur ses deux jambes de derrière et " badine " de ses pattes de devant "…Serait-ce un singe ? Mais non : elle n'en a ni le corps ni la piste. Elle a des yeux de loup " étincelants de feu et de rage "…Fort leste, elle passe très vite d'un autre côté pour vous sauter dessus…Un tel l'a vue " grande comme un âne, poitrail large, tête et col gros, le museau comme celui d'un cochon ".
Les dessins que publiaient les journaux de cette bête " farouche et extraordinaire " ou les estampes qu'on vendait n'étaient pas moins fantasmagoriques !


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Les premières victimes

"La première personne qu'elle attaqua, fut une femme près de Langogne ; mais des bœufs qui arrivèrent à temps la secoururent; elle n'eut d'autre mal que ses habits déchirés".

La première victime officiellement recensée est Jeanne Boulet, de Saint-Etienne de Lugdarès, enterrée le 1er juillet 1764, dit le registre de la paroisse, et morte " sans sacrements, ayant été tuée par la bête féroce".

Le premier meurtre circonstancié se déroula le 6 septembre, à Arzenc de Randon. Vers 7 heures du soir, une femme de 36 ans fut surprise dans son jardin : la Bête lui sauta au cou, lui perça la veine, se mit à laper son sang. Des gens accoururent, armés de haches et de fourches, et la mirent en fuite.
Dix jours plus tard, un petit berger de Saint-Flour de Mercoire revenait le soir du pâturage ; la Bête se rua sur lui, le renversa, lui ouvrit le ventre ; ses vaches, qui auraient pu le protéger, marchaient trop en avant : il mourut seul et sans secours, sur le chemin.

Dés le début, quand la Bête opérait encore dans la région de Langogne, le syndic de Mende, Lafont, en accord avec le compte de Moncan, commandant les troupes à Montpellier, lui avait fait donner la chasse par le capitaine aide-major Duhamel et par ses dragons, des Volontaires de Clermont, dont 4 Compagnies étaient en résidence à Langogne et à Pradelles ; Duhamel avait fait armer les paysans des villages et dirigé des battues, fouillant en particulier la forêt de Mercoire.

A Rieutort de Randon, le 28 septembre, une petite bergère de 12 ans ramenait son bétail ; elle était à 50 pas de la maison et sa mère, du seuil de la porte, la regardait venir. Soudain, d'une roche dominant le chemin, elle vit une bête sauter sur elle. Vite elle y courut avec ses deux fils : l'enfant était déjà méconnaissable, déchiquetée, à demi dévorée.

Le 10 octobre, au Bergounhoux, de Fontans, deux frères de 13 et 6 ans et leur sœur de 10 ans ramenaient les bestiaux du pâturage : " la Bête, écrit Lafont à l'Intendant, se lança de derrière un buisson, où elle s'était tenue cachée, sur la fille qui fut renversée. Ses deux frères, qui avaient chacun un bâton au bout duquel ils avaient attaché un couteau, eurent assez de courage ou de tendresse pour leur sœur pour foncer avec ces couteaux sur la Bête qui, dès qu'elle se sentit piquée, prit la fuite. La jeune fille fut blessée d'un coup de dent à la joue et d'un coup de griffe à un bras ".La Bête n'était donc ni invincible ni insensible aux coups : de simples enfants, s'ils n'étaient pas surpris et faisaient front, parvenaient à la mettre en fuite.


Source: article Centerblog:





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thoranne
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MessageSujet: Coucou !!   Jeu 10 Jan - 13:33

Je vais vous parler de La Bête du Gévaudan !!
Je ne dit pas que c'est un loup-garou .. mais c'est une des explication qui pourrais être retenue !!

C'est une bête qui a tuer plus de 300 personnes femmes et enfants en générale ,une seul bergère a survécu a son attaque !!
Je vais pas raconter encore l’histoire ...mais ma conclusion et soit en ordre de préférence et après une étude sérieuse du dossier

1 ) une hyène de grande taille ou un loup croiser avec un autre chien de grande taille dresser qui était "habiller d'armure" et qui réagissais au ultrason de son maitre.

2) un loup-garou !!!


En conclusion : cette Bête n'était pas naturel ... ce n'était surement pas un loup ou une bête connue de l'époque ,l'ours et le loup ne se reproduisent pas ensemble ...donc pas un hybride
de ce style ,le plus troublant c'est c'est taches noir sur son pelage et sa fourrure "rousse" !!

D'autre histoire de Bêtes existe comme "La Bête de l'Auxerrois" en Bourgogne .. une sorte de tigre de plus de 300 kgs !!
Le plus incroyable c'est quel disparaissent aussi vite quel apparaisse ?? des démons invoquer ??

Tant de mystère seront nous un jour ??


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MessageSujet: Re: La Bête du Gévaudan   Jeu 10 Jan - 14:34

Merci à vous d'alimenter ce sujet et d'y apporter votre aimable contribution.
Ce chapitre est passionnant certes, mais l'histoire est bien plus horrible et terrifiante qu'on ne le croit.
Cette bête féroce et sanguinaire laisse derrière elle un scillage de trés nombreuses victimes, mais également des réscapé(e)s ...


Jeanne Boulet (1750-1764)

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Tout commença à cette époque par l'attaque manqué sur deux jeunes paysans du Gévaudan, les boeufs et vaches les ayant protégés, quelques jours plus tard ont découvrit la première victime de la bête au début de cet été 1764, elle avait quatorze ans, habitait au hameau des Ubats et s'appelait "". Ont accusa d'abord les loups, nombreux dans cette région de France, mais peu de temps plus tard de nouvelles attaques visant femmes et enfants eurent lieu. Le nombre de mort grandissait et la bête restait imprenable malgré les nombreuses battues.

"Comment est elle ?" Nombreux furent les témoignages plus ou moins fantaisistes décrivant ce "monstre" : "Ses dents sont très longues, et sa gueule large, elle mesure le double d'un loup normal, son pelage est rougeâtre et barré d'une bande noire le long de son échine, elle pèse le poids d'un veau,...", plus étrange encore certains juraient l'avoir vu marcher debout ou porter ses pattes près de sa gueule afin de se protéger des balles, étonnant tout comme ses crimes commis tantôt au nord, tantôt au sud dans la même journée. C'était à coup sûr l'instrument du diable.

Sur le sol, de larges pattes griffues avaient laissé plusieurs empreintes profondes, la terreur s'installa, ce ne sont certainement pas les traces d'un loup !

Noël approchait, cela faisait six mois que la bête ravageait le pays, sa tête avait pourtant été mise à prix. Le Roi Louis XV et l'évêque de Mende avaient même offert une prime de 10000 livres à la première personne qui débarrasserait la région de ce fléau. Mais nul n'en vint à bout. C'est pourquoi on fit appel à l'armée et une compagnie de dragons s'installa à Saint-Chély-d'Apcher. Mais ces soldats faisaient autant de nuisances que la bête, ils affamaient les gens, jetaient les hommes qui ne participaient pas au battues en prison, attrapaient les paysans avec leurs pièges à loups, ...

La vie du peuple du Gévaudan ne fut pas simple, il était interdit d'utiliser le fusil alors leur seule fonction à été de rabattre les loups par centaines sur les dragons de l'armée, qui faisaient mouche sur des loups innocents, pendant ce temps là, la bête, elle, continuait ses méfaits.


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MessageSujet: Coucou !!   Ven 11 Jan - 10:47

Sa me rappel qu'il y a eut a notre époque un bête "le loup des Vosges" .... mais la pareil personne ne crue et cria au loup .... alors...

Eh bien les mouton attaquer avais les même blessure que les vache découper aux usa ... mais il y a un secret de "polichinel" Wink les chasseurs retrouve parfois du gibier de grande taille cerf

,chevreuil etc ... avec le même mode opératoire ... pas encore d'humains ou ses encore mieux cacher ???
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MessageSujet: Re: La Bête du Gévaudan   Ven 11 Jan - 14:33

Oui c'est vrai, je me souviens de ces infos et du journal de 13h qui annoncait le retour de la bête desVosges.
Voici une photo de la bête prise dans l'objectif au moment des faits ...


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MessageSujet: Re: La Bête du Gévaudan   Sam 12 Jan - 8:51

Ce mythe de la bête du Gévaudan et du loup en l'occurrence à toujours suscité un grand intérêt auprés des amateurs de légendes ancestrales.
Avec un retour du loup dans les Vosges ces derniers temps, c'est un peu une partie de cette légende qui revient nous hanter ...


Retour du loup dans les Vosges : ( actualités récentes )
Une zone de Présence Permanente...


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Rappel

Le Loup (Canis lupus) est de retour dans les Vosges depuis le printemps 2011. Un seul individu, un mâle d'après un cliché réalisé par un piège photographique de l'ONCFS, était présent jusqu'à l'hiver. Un deuxième individu est arrivé en décembre 2011 puisqu'une piste de deux individus au moins avait été relevée dans la neige. Les éléments disponibles depuis le début de l'année montrent que les deux individus seraient encore ensemble. Le sexe du deuxième individu n'étant pas connu, il n'était pas possible de parler de "meute", puisqu'une meute comporte au minimum un couple qui est établi sur un territoire et qui se reproduit.*

Un couple sur le Massif vosgien ?

Des prélèvements d'urine réalisés par l'ONCFS nous apprennent, il y a peu, qu'un des loups présents sur le massif est une femelle. Cela veut dire qu'il y a potentiellement un couple dans les Vosges. Il faut cependant encore rester prudent avant de parler d'une meute, puisqu'il n'y a pas d'élément qui indiquerait une reproduction.
Ces résultats nous apprennent également que ces loups sont issus de la lignée italienne. Ils viennent donc d'une dispersion d'individus des meutes de l'Arc alpin.

Une ZPP dans les Vosges

Les loups peuvent ne faire que passer sur une zone, ou s'y installer durablement. Lorsque le Loup est présent sur une même zone pendant deux hivers consécutifs, celle-ci devient officiellement une ZPP : Zone de Présence Permanente. Ceci entraine la mise en place, par le préfet du département concerné, d'un "Comité Départemental Loup", c'est-à-dire une instance de concertation et d’information entre différents acteurs (administrations, éleveurs, associations environnementales…) et généralement la mise en place du "réseau Loup" de l'ONCFS. A l'image du réseau Lynx, celui-ci est un réseau de correspondants bénévoles qui sont formés à la biologie et l'écologie du Loup et qui seront capables d'identifier les indices de présence de l'animal dans la nature.
Un comité informel sur le loup a déjà été mis en place par la préfecture des Vosges depuis 2011. Avec l'officialisation d'une ZPP, nous espérons que le réseau loup se mettra en place maintenant dans les Vosges pour permettre, avec notamment la participation de FERUS et du GEML, de suivre au mieux l'évolution de la population.

Dérogations aux interdictions de destruction de loup

Depuis l'arrêté ministériel du 7 mai 2012, les préfets des départements des Vosges et du Haut-Rhin ont la possibilité de faire une demande de dérogation pour la destruction de loups, comme dans 10 autres départements, pour un prélèvement maximal de 11 loups sur l'année 2012 (contre 6 en 2011).
Nous espérons que les pouvoirs publics locaux sauront ne pas utiliser cette possibilité qui ne fait que déplacer dans le temps les éventuels problèmes de cohabitation entre l'élevage ovin et le Loup et privilégieront la concertation et la mise en place de mesures alternatives durables.



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Articles parus dans l'Est Républicain et dans le Républicain Lorrain au sujet du Loup dans les Vosges :
GEML 2012


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thoranne
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MessageSujet: Coucou !!   Sam 12 Jan - 16:21

La Bête du Gévaudan n'est pas un mythe mon Cher Jarod 2 Wink !!
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MessageSujet: Re: La Bête du Gévaudan   Dim 13 Jan - 5:28

thoranne a écrit:
La Bête du Gévaudan n'est pas un mythe mon Cher Jarod 2 Wink !!

Même si ce n'est pas un mythe, cette Bête du Gévaudan en reste "un" je pense très sincérement à cette authentique histoire de notre temps qui a sévit à cette époque reculée de nos contrées, mais le mystére demeure quand à la naissance et les actions de cette apparition aussi inexpliquée que surnaturelle ...

Mais étant donné que l'histoire nous en divulgue que seulement des brides et des gravures ainsi que des récits et que par définition, nous n'en sommes que les "spectateurs" aujourd'hui et non les "acteurs", nous considérons toujours et rattachons ces récits à des mythes et des légendes ...
C'est très certainement ce que voulait dire notre ami Jarod.


Par ailleurs, L’affaire de la Bête du Gévaudan, n’est pas un simple mythe ou une simple légende comme beaucoup de gens le pensent, mais une grande énigme, une série criminelle bien réelle, une tragédie aux nombreuses victimes.

Au total on déplore plus de 200 attaques dont près de la moitié furent mortelles, essentiellement sur des enfants âgés de 8 à 16 ans ; à noter que quelques adultes furent aussi attaqués.

Selon nous, la Bête n’était pas un loup comme trop d’auteurs l’ont affirmé. Si les paysans ont spontanément parlé de Bestia, Bestiaou, Bestieu, Bestio, c’est bien que celle-ci se différenciait du loup. D’ailleurs la plupart des victimes n’étaient pas consommés ; la Bête tuait plus par jeu que par nécessité.

La Bête était un animal solitaire, contrairement aux agissements des loups, qui eux vivent en groupe. Aucune autre série de ce type imputable au loup signalée ailleurs dans le monde.


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La Bête était donc un animal "fabriqué" ou importé ?
Si la Bête n’était pas un loup ni un homme seul, la Bête était donc un animal conçu par l’homme, ou introduit dans ce pays par celui-ci.


La Bête était probablement une association diabolique mettant en jeu l’ homme et un animal. C’est même une évidence, une Bête seule n’aurait pu agir aussi longtemps sans être tuée, capturée, ou empoisonnée ; elle dépendait étroitement de l’homme pour s’abriter, se nourrir et être soignée.


Source: La Bête du Gévaudan.


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MessageSujet: Re: La Bête du Gévaudan   Dim 20 Jan - 13:11

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Pour reprendre le cours de l'histoire et des réçits de l'époque concernant les attaques de la Bête,
il faut souligner que le loup est bien connu des paysans de cette époque. On peut d’ailleurs constater qu’ils ne parlent pas d’un loup.

Les attaques sanglantes se succèdent. Il est plusieurs fois fait mention dans les archives nationales que les victimes étaient porteuses d’une coupure franche et précise à la base du cou.

L’animal fait preuve d’une grande mobilité. Il attaque du Gévaudan jusqu’en Auvergne. Une véritable psychose s’empare des habitants.
Des battues sont menées mais sans succès. Les journaux de l’époque relatent ses attaques. L’émoi est si grand que le Roi envoi un régiment de soldats, des dragons, sur les lieux.

Comme si l’animal sentait le danger, il se déplace et sème la terreur dans l’Aubrac et la Margeride. Il laisse derrière lui des cadavres décapités et déchiquetés.

Les soldats n’obtenant aucun résultat, le Roi envoie François Antoine, lieutenant de ses chasses, qui est réputé comme le meilleur fusil du royaume.

Après 3 mois de traque, F.Antoine, tue en septembre 1765, un gros loup dont le corps est empaillé et envoyé à la cour.
On sait aujourd’hui, que F.Antoine a orchestré de toutes pièces cette soi-disant battue. Ayant peur de tomber en disgrâce, il lui fallait absolument une bête à exposer.
De plus, l’exhibition de cette bête empaillée a pour objectif de restaurer l’image du roi qui est devenu la risée de toute l’Europe.

Le succès est d’ailleurs de courte durée. Les meurtres reprennent peu après. Ils s’arrêteront le 19 juin 1767, jour où Jean Chastel tue un nouvel animal.
Ce personnage énigmatique est omniprésent pendant toute cette histoire et nous allons y revenir.



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A cette époque, on croit en Dieu mais aussi au Diable, aux sorciers et au loup-garou. Ces croyances « païennes » font partie intégrante du catholicisme.
Bien que nous soyons au Siècle des Lumières, l’étude de la faune n’en est qu’à ses balbutiements.

Aujourd’hui, on sait qu’aucun animal ne peut décapiter un homme. Il y a là une preuve évidente d’une intervention humaine.
Des corps ont été entièrement déshabillés et des têtes n’ont jamais été retrouvées.

Mais dans un tel contexte où l’ignorance se mêle au mysticisme, la décapitation n’apparaît absolument pas étrange venant d’un animal.
Le seul apparemment à avoir eu un doute est F.Antoine qui a fait arrêter les Chastel durant son séjour en Gévaudan.

Sur les gravures de l’époque, on peut voir différents animaux qui représentent la bête, notamment une hyène, un énorme loup et un ours.

N’importe quel prédateur recherche la facilité quand il chasse. Il choisit de préférence des jeunes, des animaux âgés ou malades.
Mais, dans le cas de l’attaque d’un troupeau par un loup, la facilité consiste à attaquer les bovins ou brebis. L’homme constitue un danger pour lui. L’homme est bien plus dangereux aux yeux d’un loup qu’un agneau.

Il est donc totalement incohérent qu’un loup, même plus gros que la moyenne, privilégie l’homme à l’animal.



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Dernière édition par Roswell-1947 le Dim 20 Jan - 16:02, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La Bête du Gévaudan   Dim 20 Jan - 14:18

La bête immortelle

A plusieurs reprises durant ces 3 ans, l’animal a été blessé. Il a été tiré soit à une certaine distance, soit à bout portant.
Pourtant, il s’est toujours relevé pour s’enfuir. Ces faits ont bien sûr intensifié aux yeux de la population l’aspect démoniaque et surnaturel de la bête.

Avec du recul, on se rend compte qu’à chaque fois que l’animal a été aperçu ou tiré, peu après, des décapitations ont eu lieu.
Les statistiques prouvent que l’instigateur des meurtres a largement profité de la psychose générale.

Jean Chastel : Serial killer ?

Il y a en fait deux types de meurtres. Ceux qui ont été commis par un ou des animaux. Ceux qui ont été perpétrés par un pervers sexuel qu’on appelle aujourd’hui serial killer.

Le principal suspect est Jean Chastel qui occupait l’équivalent aujourd’hui du poste de garde forestier.
Il est assez troublant, vous en conviendrez, qu’aucun meurtre n’ait été commis pendant son incarcération en 1765. Par contre, dès qu’il a été relâché, les crimes ont repris.

Vous me direz : « oui, mais c’est lui qui a finalement tué la bête ». C’est vrai mais dans des conditions plutôt étranges.
Quand il a visé l’animal, celui-ci ne s’est pas enfui, bien au contraire, il s’est arrêté et est venu tranquillement s’asseoir devant Chastel.
Pour un monstre sanguinaire, il a fait preuve d’une bien grande docilité.

L’étude des serials killer démontre qu’avant de passer à l’acte, ils tuent en rêve des milliers de personnes. Mais, leurs crimes ne sont jamais à la hauteur de leurs fantasmes. Ils ont donc l’obligation de répéter inlassablement ses meurtres.
Un serial killer ne s’arrête jamais pour cette raison. Quand les meurtres s’interrompent, c’est que le serial killer est en prison ou qu’il est mort.
Pourquoi Chastel s’est-il alors arrêté ?



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JEAN CHASTEL

Jean Chastel est né le 31 mars 1708 au hameau de Darnes sur la paroisse de La Besseyre Saint Mary (Haute Loire), et est décédé dans ce même village le 6 mars 1789. Son épouse, née Anne Magdelaine Charbonnier ( 24/07/1706. + 10/05/1787), lui a donné 9 enfants (5 filles et 4 garçons) (Voir "La grande peur du Gévaudan" de Guy Crouzet).

Jean Chastel savait lire et écrire, comme nous le montrent les registres paroissiaux qu'il a renseignés. La tradition orale, nous apprend qu'il tenait un bar de campagne, et qu'il était agriculteur. Certaines rumeurs prétendent qu'il avait des relations avec les protestants, voir qu'il aurait pu l'être lui-même à une certaine période, sans doute à cause de son instruction. En effet le Lutheranisme (Dogme de l'église réformée) prétend qu'il faut savoir lire la bible pour interprèter par soi-même le texte sacré, et par là-même chaque protestant doit apprendre la lecture. Des témoignages de l'époque nous précisent qu'il était aussi chasseur de loups, ce que confirme l'existence de son fusil, retrouvé par l'abbé historien Pourcher, et propriété actuelle d'un collectionneur qui veut garder l'anonymat. Il est très probable que Jean Chastel, sachant rendre compte par écrit, ait parfois fait fonction de garde chasse adjoint, pour certains nobles de sa région. S'il a rapporté des faits de braconnage, cela pourrait expliquer une certaine tradition orale qui le décrit comme fils de la masco ( de la sorcière en patois), et un peu trop autoritaire. De tradition "gauloise", le peuple n'aime pas trop celui qui fait fonction de policier, surtout à une époque où les condamnations peuvent être très exagérées. Par ailleurs, avec deux de ses fils (Pierre et J.Antoine), vraisemblablement pour s'amuser et rabaisser un peu ces messieurs envoyés du roi, il a dirigé deux gardes chasse du porte arquebuse de Louis XV dans un bourbier. Les ayant ensuite menacés avec son fusil, car les gardes voulaitent rosser ses fils, Il est emprisonné avec ses garçons pour ce fait jusqu'au départ de François Antoine. Ce dernier âgé de 70 ans et très paternaliste, ne sera pas méchant avec eux, car pour cette offense, ils risquaient le bagne, les galères n'existant plus à cette époque.

Le fait que ce soit Jean Chastel qui ait tué le 19 juin 1767 un grand canidé roux et que les attaques aient cessé immédiatement après, a fait penser à certains auteurs qu'il connaissait, voir manipulait la bête. Ce n'est pas une preuve, même si c'est étonnant, compte tenu de la taille des bois de la Tennezeyre, et de la facilité avec laquelle l'animal aurait pu échapper aux chasseurs.

Chastel était sans doute debout, immobile et dissimulé par un arbre et son feuillage, le fusil appuyé sur une branche, et le vent soufflait de la bête vers lui . Ces conditions favorable à la précision du tir, et au non repèrage des odeurs par l'animal, ainsi que la charge avec une balle et non pas des chevrotines,ont permis ce succès. Le projectile a atteint la bête à la base du cou, sectionnant la trachée artère, et brisant l'épaule opposée. Une balle au calibre de l'arme (bille de plomb ronde de 15 mm pour 1 calibre de 24) est plus puissante à une trentaine de mètres qu'une gerbe de chevrotines (billes de plomb de 5 à 9 mm dont la plupart n'atteindra pas la cible à cause de la dispersion de la gerbe) car de par sa masse elle emporte beaucoup plus d'énergie au point d'impact.

Cela sonne un peu comme une revanche du peuple face à l'incapacité du roi à résoudre ce problème. La vie nous présente parfois des exemples de "Hasards" qui semblent s'amuser avec nos certitudes.

Quand à son fils J.Antoine, qui est accusé par certains auteurs d'avoir été castré par les pirates barbaresques, et d'être le manipulateur de la bête, il s'est marié le 28 janvier 1778 avec Catherine Charitat dont il a eu 6 enfants .

Tout cela ne prouve pas pour autant que Jean Chastel et ses enfants soient coupables de manipulation animale dans cette affaire.




Le fusil de Jean Chastel

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Fusil à deux coups à platines à silex, analogue à celui utilisé par Jean Chastel pour tuer la bête. Le fusil de Jean Chastel présenté à la mairie du Malzieu le 4 aout 2011, répond parfaitement à ces caractèristiques.

Ce type d'arme, d'un calibre de 15,1 mm ( calibre 24 du 18ème siècle, très courant à l'époque. Les calibres de chasse ont été légèrement modifiés en France en 1911), utilise pour la chasse au gros gibier, soit des postes à loup (chevrotines) de 5 à 9 mm de diamètre, soit une balle de calibre comme la charge de Jean Chastel.

Cette arme chargée à 3,5 grammes de poudre noire (4,5 grammes au 18ème siècle) expédie la balle de 19 grammes en plomb à une vitesse d'environ 350 mètres par seconde. A 50 mètres, la balle perce une poutre de 18cm en pin.

http://www.labetedugevaudan.com/pages/fusilchastel.html


La bête ?

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L'animal peut-il être un loup ? Les traces laissées par la bête sont celles d'un très gros loup, d'après François Antoine, le porte- arquebuse de Louis XV. Les différents témoignages parlent souvent d'un animal ressemblant au loup, mais différent par sa taille plus grosse, sa gueule plus large, et ses couleurs ( rousse avec une raie noire sur le dos, et du blanc sur le poitrail ).

Il faut savoir que les enfants de l'époque, mesurent 0,60 à 0,80 mètre à l'âge de 6 ans, 1 mètre à 10 ans et 1,30 mètre pour les plus grands à 14 ans, ce qui est beaucoup plus petit que de nos jours. Ces tailles sont dues à la malnutrition, qui touche les campagnes du XVIIIème siècle. Ceci explique que ce ne soient pas des adversaires redoutables pour un canidé de grande taille.

Le loup est un animal qui vit et chasse en meute. Selon les éthologues, attaquer l'homme n'est pas son comportement normal. Le loup ne le fait que s'il est enragé ( dans ce cas il meurt en 2 semaines au maximum ), ou que si il est acculé et encore dans certains cas, il est paralysé par la peur.

Aurait-il pu être la bête ? Cela semble difficile, car on en tuait environ une centaine par an en Gévaudan à cette époque, et ils se savaient menacés par l'homme, à moins qu'ils ne se soient habitués à la chair humaine, ce qui n'est pas prouvé.

Il reste la piste de l'hybride Chien-loup. Elle semble plus évidente, car l'hybridation est possible. Cela donne des animaux timides en première génération, mais aux réactions souvent imprévisibles.

Un hybride ne trouvera pas facilement une meute, car il risque d'être rejeté, n'étant pas un pur loup. Dans ce cas, il lui reste la solitude, ( ce qui ne l'empêchera pas obligatoirement de trouver une compagne, elle-même en rupture de meute ). Il est alors très difficile de chasser seul un cerf, ou un sanglier, qui sont des animaux parfaitement capables d'éventrer un gros canidé seul, d'un coup de leurs bois ou défenses.

Les petits bergers du Gévaudan gardent surtout des troupeaux de vaches de 300 kg en moyenne, avec des cornes. Là encore, la vache peut se défendre efficacement contre un animal de la taille d'un loup.

En fait, le petit berger de 0,60 à 1,30 mètre de haut s'avère le gibier le moins difficile à surprendre, et le moins apte à se défendre.

Poussé par la faim, notre animal en tue un premier qui s'était endormi. Voyant que c'est très facile, et tendre à manger, il n'a pas beaucoup de raisons pour ne pas continuer.

Quand au fait que certaines victimes aient été décapitées, il faut savoir que le cou d'un enfant de 0,80 mètre fait 6 cm de diamètre, et que celui d'un enfant d'un mètre 10 fait 8cm de diamètre. Rien de bien difficile à couper pour un animal qui ouvre sa gueule à plus de 15 cm, et qui dans beaucoup de cas emporte sa victime en la tirant par le cou.

C'est peut-être ainsi que l'histoire de la bête a commencé et perduré pendant 3 ans. La description précise faite par le notaire royal "Marin"de l'animal tué par Jean Chastel, fait beaucoup penser à un hybride de chien et de loup.

Sans affirmer à 100% que c'est ce qui s'est passé, c'est peut-être la clef de l'énigme.



La fin de la bête


Le 19 juin 1767, vers 10 heures, Jean Chastel embusqué à la "Sogne d'Auvers", tue un animal que le rapport du notaire royal "Marin" nous présente comme un gros canidé mâle d'un peu plus de 50 kg ce qui dépasse le poids des loups de l'époque qui excèdent rarement 35 à 40 kg.

La sogne désigne un petit marécage, et Auvers est au 18ème siècle, un hameau situé sur la commune de Nozeyrolles, sur les flancs du mont Mouchet.

Etait-ce la "Bête"? Toujours est-il qu'après cet épisode, les attaques ont cessé. La tranquilité est revenue dans le pays du Gévaudan. La louve qui semblait accompagner la bête à été tuée quelques jours après par Jean Terrisse. Chastel reçu 72 livres de récompense.


Bête du Gevaudan et Jean Chastel (Lozère Haute Loire)
Textes - alain.parbeau


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MessageSujet: Re: La Bête du Gévaudan   Dim 20 Jan - 15:19

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Autopsie de la bête : l’identité révélée

Quand J.Chastel a tué l’animal, les crimes se sont arrêtés définitivement. L’animal a été exposé au public. Les naturalistes de l’époque ont disséqué et étudié la dépouille.

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Bête du gevaudan. Croquis comparatifs des crânes

Voici le rapport, au vu des notes et croquis de l’époque, des spécialistes du Muséum d’histoire Naturelle de Paris qui a été réalisée recemment:

« La bête n’est ni une hyène, ni un singe, ni aucun autre animal exotique. Sa formule dentaire ne laisse aucun doute : il s’agit d’un canidé.
Il n’y a que deux option : le chien ou le loup.


C’est un mâle de 109 livres, le poids normal d’un loup adulte. Son museau est plus court que celui d’un loup. Sa tête est également plus large.
L’arcade zygomatique surdimensionnée laisse deviner une mâchoire particulièrement puissante.
La crête du crâne et la taille des dents appartiennent au loup.

Mais la hauteur du profil appartient au chien. L’avant du corps est proche de celui du chien et l’arrière ressemble à celui du loup.

La coexistence des deux morphotypes nous permet d’être affirmatif.

La bête du Gévaudan est un hybride entre un loup et un gros chien ; probablement un chien mâtin.
Ces conclusions sont confirmées par la tâche blanche sur le poitrail de l’animal et la grande longueur des griffes trahit la domestication ».

Ce rapport est éloquent et nous livre enfin une étude scientifique fiable.
La conclusion qui s’impose est logique.


Entre homme et bête : l'Analyse

Au vu de tous les indices fournis par les différents ouvrages et par les émissions télévisées consacrées à la bête du Gévaudan ( diffusée sur la chaîne Planète ), voici la conclusion des faits.

J.Chastel a domestiqué un animal issu d’un accouplement entre un loup et un chien. Il a dressé cet animal à attaquer l’homme.
Il est d’ailleurs fort probable que ses crimes ont commencé bien avant le début de cette histoire.
Comme le dit un professionnel dans le documentaire télévisé, on peut parfaitement habituer un loup à attaquer l’homme si on lui donne de la chair humaine.
En fait, il faut sacrifier à l’animal des proies faciles quand il est jeune comme des enfants.

Donc, bien qu’on n’en ait aucune preuve, il est certain que Chastel a enlevé des enfants pour les donner en sacrifice à son animal.

Le facteur déclenchant de sa folie a pu être une attaque de loups tout à fait banale.

Le meurtre de la fillette, avec qui il était ami, n’était pas prévu. En effet, peu après, il sombre dans le mysticisme.
Lui qui ne s’était pas montré plus croyant que la moyenne se met à fréquenter l’église d’une manière assidue.
Il multiplie les visites au confessionnal et va jusqu’à faire bénir les balles qui lui serviront à tuer la bête.

Ce dernier meurtre, non souhaité, a certainement été un véritable électrochoc. Cette dernière atrocité a révélé à cet homme déséquilibré toute l’horreur de ses exactions.
En tuant lui-même l’animal qu’il avait dressé afin de concrétiser ses fantasmes pervers, il a lavé son âme de tous ces pêchers.

Jusqu’à la fin de sa vie, il se consacrera à sa paroisse et montrera beaucoup de ferveur religieuse.



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La bête du Gévaudan : ( autres cas )

Toute attaque animale qui échappe aux explications rationnelles suscite rapidement des rumeurs.
La bête du Gévaudan n’est pas le seul animal à avoir semé la terreur en France.
On peut citer la bête d’Evreux (1633-1634), la bête de Brive (1783), la bête du Cézailler (1946-1951).

Les plus féroces semblent avoir été les bêtes de l’Auxerrois et du Vivarais.
La première est apparue en 1731 et a fait 28 victimes. Elle est décrite comme un tigre ou comme un loup.

La bête du Vivarais a sévi de 1809 à 1816 dans le Gard. Elle est décrite comme un loup mais avec la taille d’un âne, avec un pelage brun, une crinière noire et de grosses mamelles. Il s’agissait probablement d’un fauve échappé d’un cirque.

Aucune de ces deux bêtes n’a été tuée ou capturée.


V.Battaglia (04.2004)


Arrow Complément du dossier morphologique : anatomie de la Bête par infographie
http://www.labetedugevaudan.com/pages/tao.html



Arrow Le site complet consacré à la Bête du Gévaudan ( à voir ci-dessous )
http://www.labetedugevaudan.com/accueil.html





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MessageSujet: Re: La Bête du Gévaudan   Dim 20 Jan - 16:39

Document SyFy : Le mystère de la Bête du Gévaudan







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MessageSujet: Re: La Bête du Gévaudan   Lun 21 Jan - 8:50

Merci pour ces vidéos Roswell, excellente illustration du sujet.
Voici par ailleurs le contenu du rapport Marin,
le notaire royal Roch Étienne Marin, procéde donc à l'autopsie de la Bête et délivre ses propres conclusions qui suivent :


Le rapport Marin

Le 20 juin 1767, lendemain de la mort de l'animal tué par Jean Chastel, le notaire royal Roch Étienne Marin rédige un rapport de son autopsie depuis le château de Besque, propriété du marquis d'Apcher, sur la commune de Charraix (Haute-Loire). Ce rapport a été retrouvé en 1958, et apporte quelques informations sur la nature de cet animal. Voici une partie des dimensions (avec comme repère, un pied faisant 33 cm, un pouce faisant 22,07 mm et une ligne faisant 2,25 mm) :


Élément morphologique - Taille en pouces/pieds - Équivalent de taille actuel

- Longueur depuis la racine de la queue jusqu’au sommet de la tête : trois pieds : 99 cm
- Depuis le sommet de la tête jusque entre les deux grands angles des yeux : six pouces : 16,2 cm
- Largeur d’une oreille à l’autre : sept pouces : 18,9 cm
- Ouverture de la gueule : sept pouces : 18,9 cm
- Largeur horizontale du col : huit pouces six lignes : 23 cm
- Largeur des épaules : onze pouces : 29,7 cm
- Largeur à la racine de la queue : huit pouces six lignes : 23 cm
- Longueur de la queue : huit pouces : 21,6 cm
- Diamètre de la queue : trois pouces six lignes : 9,5 cm
- Longueur d’oreille : quatre pouces six lignes : 12,2 cm
- Largeur du front au-dessous des oreilles : six pouces : 16,2 cm
- Longueur de l’humérus : huit pouces quatre lignes : 22,5 cm
- Longueur de l’avant bras : huit pouces : 21,6 cm
- Longueur de la mâchoire : six pouces : 16,2 cm
- Largeur du nez : un pouce six lignes : 4 cm
- Longueur de la langue : quatorze pouces depuis sa racine : 37,9 cm
- Largeur des yeux : un pouce trois lignes : 3,4 cm
- Épaisseur de la tête : sept pouces : 18,9 cm
- Jambes de derrière de la première à la seconde articulation : sept pouces deux lignes : 19,4 cm
- De la seconde à la troisième articulation jusqu’aux ongles : dix pouces : 27 cm
- Largeur des pattes : quatre pouces six lignes : 12,2 cm
- De la châtaigne au bout de la patte : six pouces : 16,2 cm



Par ailleurs, ce rapport nous apprend des détails sur les mâchoires de l'animal. Ainsi, on apprend que la mâchoire supérieure est composée de 14 dents, soit 6 incisives, 2 crochets et 6 molaires. La mâchoire inférieure, elle, comporte 22 dents : 12 incisives et 10 molaires.

Ce rapport est également agrémenté de plusieurs témoignages de personnes reconnaissant l'animal, ainsi que les blessures qu'il possédait.

De plus, la tradition décrit l'animal comme pesant plus de 50 kg.



Statistiques

Les statistiques sont assez variables suivant les auteurs et la période de leurs écrits. Elles doivent, de plus, être pondérées pour plusieurs raisons. Tout d'abord rien ne prouve que toutes les victimes qualifiées d'officielles par les actes de décès sont vraiment à attribuer à la Bête. Certaines personnes ont en effet pu faire passer un mort comme étant une victime de la Bête. A contrario, suite au mandement de l'évêque mettant en avant les pêchés du peuple, certains actes de sépulture ont pu ne pas signaler qu'il s'agissait là d'un meurtre perpétré par la Bête. De la même façon, après le départ de François Antoine, les sources sont moins fréquentes.

Les sources qualifiées d'officielles font état d'un peu plus de 80 personnes tuées. Il y aurait également eu une trentaine de personnes blessées, et une cinquantaine d'autres attaquées.

S'il semble exact que la Bête n'a fait aucun mort chez les hommes adultes, elle ne faisait pas de préférence entre les femmes et les hommes. Elle s'attaquait cependant plus fréquemment aux enfants qu'aux adultes.



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Gravure, représentant la Bête attaquant une femme


Caractéristiques de la Bête

Si l'histoire de la Bête du Gévaudan a été autant commentée depuis les événements et sa disparition, c'est principalement parce qu'elle présente plusieurs mystères.

Tout d'abord sur sa nature morphologique. En effet, ni l'animal tué par François Antoine ni celui tué par Jean Chastel, n'a été conservé. Si l'on s'en tient au rapport Marin, il s'agirait d'un canidé, mais d'aspect inhabituel. Toutefois, de nombreux témoins, accoutumés à la présence de loups dans leur campagne, n’ont pas reconnu dans cet animal un loup, mais l’ont directement dénommé sous le terme bestia, « la bête » en langue d'oc.

Ensuite, de nombreux témoignages font penser à une relative invulnérabilité de cette Bête. Le manque d'efficacité des armes a alimenté la théorie selon laquelle elle aurait pu porter une cuirasse en peau de sanglier, comme en portaient les chiens utilisés à la guerre jusqu'au début du XIXe siècle. De nombreux témoignages relatent le fait que la Bête aurait été touchée par une ou plusieurs balles de fusil, tirées par des chasseurs de bonne réputation, et pourtant elle se serait relevée à chaque fois.

Les témoignages font également apparaître un don d'ubiquité à la Bête. Elle aurait, en effet, été aperçue dans un très faible intervalle de temps en des lieux distants de plusieurs kilomètres les uns des autres. Cependant, ces distances restent, dans bien des cas, envisageables pour un seul animal.

Deux des traits les plus marquants de cette Bête sont sa familiarité et son audace. Au moins jusqu'au départ de François Antoine, elle semble ne pas craindre l'homme. Lorsque la bête rencontre une résistance de la part de la victime ou de ses compagnons, elle s'éloigne « de 40 pas », s'asseoit parfois sur le train arrière pendant quelques instants et, si elle n'est pas poursuivie, revient à la charge. Elle s'éloigne du lieu de son forfait au petit trot ou au pas. Plusieurs fois, des victimes auraient été attaquées en plein village et une majeure partie des témoignages attestent que les attaques ont eu lieu de jour.

Enfin la Bête est très agressive et agile. Cette agressivité est caractérisée par un acharnement qui ne semble pas toujours dicté par la faim. Elle est de plus très agile, car selon les témoignages, elle avait la capacité de sauter par-dessus des murs qu'un chien n'aurait pu franchir.




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MessageSujet: Re: La Bête du Gévaudan   Lun 21 Jan - 11:24

Le Rapport Marin


Ce document, rédigé au château de Besques par maître Marin, notaire royal, le 20 juin 1767, le lendemain de la mort de la bête tuée par Jean Chastel à la sogne d’Auvers n’a été retrouvé par Mme Elise Seguin qu’en 1958 aux Archives Nationales (liasse F 10-476, fonds agriculture, destruction des animaux nuisibles). Il lève une part du mystère de la bête mais pose aussi de nombreuses questions.


Aujourd’hui vingtième jour du mois de juin mil sept cent soixante sept, nous Roch Etienne Marin notaire royal, Bailly de l’abbaye Royale des Chazes, St Arcons, de la Baronnie de Prades, Besques de Charraix, commis à la subdélégation de Langeac, pour le bon plaisir de Monseigneur de Ballainvilliers, Intendant de cette province d’Auvergne, en l’absence de Mr le Subdélégué, sur ce que nous avons appris que Mr le marquis d’Apchier, fort occupé des ravages affreux que faisait depuis plusieurs années une bête féroce sur les frontières de cette province d’Auvergne et de celle du Gévaudan, pour la destruction de laquelle il avait fait une infinité de chasses, mais infructueusement, et qu’enfin cette bête ayant encore paru dans la paroisse de Nozeyrolles et la paroisse de Desges le dix huit du présent mois et dévoré un enfant ce même jour, Mr le marquis d’Apchier en aurait été averti et serait parti ce même jour, dix huit du présent mois, sur les onze heures du soir, avec quelques chasseurs de sa maison et quelques autres de ses terres qu’il assembla précipitamment, en tout au nombre de douze. S’étant transporté dans sa forêt sur la montagne de Margeride, posté ses gens, battu cette forêt et ensuite celle de Mr le marquis de Pons, cet animal féroce se serait présenté sur les dix heures un quart du matin du jour d’hier, dix neuf du présent, à un de ces chasseurs nommé Jean Chastel du lieu et paroisse de la Besseyre, lequel tira un coup de fusil à cet animal duquel il tomba mort au bord de la forêt appelée la Tenazaïre en la paroisse de Nozeyrolles. Mr le marquis d’Apchier ayant fait transporter cet animal à son château de Besques, paroisse de Charraix, nous avons jugé à propos de nous y rendre pour en faire la vérification. Et étant au château de Besques, Mr le marquis d’Apchier nous a fait représenter cet animal qui nous a paru être un loup, mais extraordinaire et bien différent par sa figure et ses proportions des loups que l’on voit dans ce pays. C’est ce que nous ont certifié plus de trois cent personnes de tous les environs qui sont venues le voir. Plusieurs chasseurs et beaucoup de personnes connaisseuses nous ont effectivement fait remarquer que cet animal n’a des ressemblances avec le loup que par la queue et le derrière. Sa tête, comme on le verra par les proportions suivantes, est monstrueuse ; ses yeux ont une membrane singulière qui part de la partie inférieure de l’orbite, venant au gré de l’animal recouvrir le globe de l’œil. Son col est recouvert d’un poil très épais d’un gris roussâtre, traversé de quelques bandes noires ; il a sur le poitrail une grande marque blanche en forme de cœur. Ses pattes ont quatre doigts armés de gros ongles qui s’étendent beaucoup plus que celles des loups ordinaires, elles ont, ainsi que les jambes qui sont fort grosses, surtout celles du devant, la couleur de celles du chevreuil. Cela nous a paru une observation remarquable parce que de l’avis de ces mêmes chasseurs (mot rayé dans le texte) personnes connaisseuses et de tous les chasseurs, on n’a jamais vu aux loups de pareilles couleurs. Il a encore paru à propos d’observer que ses côtes ne ressemblent pas à celles du loup, ce qui donnait à cet animal la liberté de se retourner aisément, au lieu que les côtes des loups étant obliquement posées, ne lui permettent pas cette facilité.


L'autopsie et l'analyse morphologique de la Bête du Gévaudan

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Représentation de la Bête ( Le Pacte des Loups )


Les proportions que nous avons fait prendre de cet animal sont : Longueur depuis la racine de la queue jusqu’au sommet de la tête : trois pieds (99 cm) / Depuis le sommet de la tête jusque entre les deux grands angles des yeux : six pouces (16,2 cm) / Des grands angles des yeux jusqu’au bout du nez : cinq pouces (13,5 cm) / Largeur d’une oreille à l’autre : sept pouces (18,9 cm) / Ouverture de la gueule : sept pouces (18,9 cm) /Largeur horizontale du col : huit pouces six lignes (23 cm) / Largeur des épaules : onze pouces (29,7 cm) / Largeur à la racine de la queue : huit pouces six lignes (23 cm) / Longueur de la queue : huit pouces (21,6 cm) / Diamètre de la queue : trois pouces six lignes (9,5 cm) / Longueur d’oreille : quatre pouces six lignes (12,2 cm) / Largeur du front au-dessous des oreilles : six pouces (16,2 cm) / Distance entre les deux grands angles des yeux : deux pouces six lignes (6,7 cm) / Longueur de l’humérus : huit pouces quatre lignes (22,5 cm) / Longueur de l’avant bras : huit pouces (21,6 cm) / Longueur de la dernière articulation jusqu’aux ongles : sept pouces six lignes (20,3 cm) / Longueur de la mâchoire : six pouces (16,2 cm) / Largeur du nez : un pouce six lignes (4 cm) / Largeur des mâchelières inférieures : un pouce trois lignes (3,4 cm) / Longueur des incisives : un pouce trois lignes (3,4 cm) / Longueur des mâchelières inférieures : six lignes (1,3 cm) / Longueur des machelières supérieures : un pouce une ligne (2,9 cm) / Longueur de la langue : quatorze pouces depuis sa racine (37,9 cm) / Largeur des yeux : un pouce trois lignes (3,4 cm) / Epaisseur de la tête : sept pouces (18,9 cm) / Jambes de derrière de la première à la seconde articulation : sept pouces deux lignes (19,4 cm) / De la seconde à la troisième articulation jusqu’aux ongles : dix pouces (27 cm) / Largeur des pattes : quatre pouces six lignes (12,2 cm) / De la châtaigne au bout de la patte : six pouces (16,2 cm) / Longueur de la verge : sept pouces (18,9 cm).


La mâchoire supérieure est garnie de six dents incisives, la sixième étant plus longue que les autres,. deux grandes lanières ou crochets éloignées des incisives et de la hauteur d’un pouce quatre lignes (3,6 cm) , d’un diamètre de six lignes (1,3 cm) , trois dents molaires, dont une assez petite et deux grosses, une quatrième molaire plus grosse que les autres et à laquelle est presque unie la cinquième et avant dernière qui est divisée en deux parties dont une s’étend perpendiculairement et l’autre s’allonge horizontalement dans l’intérieur du palais et enfin une sixième molaire.

La mâchoire inférieure est garnie de vingt deux dents : savoir six incisives et de chaque côté une lanière semblable aux supérieures, sept molaires : la première très petite et éloignée de la lanière, les trois suivantes sont plus grandes et semblables à la deuxième et troisième molaire supérieure, la cinquième plus grosse et longue est divisée en trois parties dont l’antérieure est moins longue, la sixième assez grande a deux éminences antérieures et latérales, la septième est très petite et presque égale.

Nous avons remarqué une blessure à trois lignes (0,7 cm) au-dessous de l’articulation de la cuisse droite tant intérieurement qu’extérieurement et avons touché au jarret trois grains de plomb. On nous a assuré que cette blessure devait être celle que lui fit le sieur de Lavédrine, écuyer, par un coup de fusil il y a deux ans ou entour, plus une autre blessure ancienne à la cuisse gauche près de l’articulation, plus une ancienne blessure au-dessus de la paupière de l’œil gauche qui paraît avoir été faite par un instrument tranchant. Enfin cet animal a reçu le coup mortel par un coup de fusil qui lui a percé le col, coupé la trachée artère et cassé l’épaule gauche.



Témoignages des habitants


Sur le nombre des habitants de la campagne ici assemblés, les ci-après dénommés ont reconnu cet animal et assuré être le même qui a fait tant de ravages.

Pierre Aret de Servillanges, paroisse de Venteuges, a dit lui avoir tiré, au printemps 1766, le coup de fusil ci-dessus désigné à la jambe gauche.

Jean Pierre Loudes de la Veysseyre, paroisse de la ville de Saugues, âgé de 22 ans, a dit avoir fait quitter prise à cette bête qui tenait une fille du village de Sauzet au printemps 1766, à laquelle bête il porta un coup de baïonnette.

Joseph Regourd, Jean Jacques Laurent et Baptiste Lonjon de Servillanges ont dit lui avoir fait abandonner le nommé Guillaume Barthélémy qu’elle avait surpris en gardant le bétail.

François Laurent, de la Vacheresse, paroisse de Venteuges, âgé de 32 ans, a dit avoir été attaqué par cette bête depuis entour trois semaines.

Joseph Chassefeyre du lieu du Fraisse, paroisse de Chanaleilles en Gévaudan, a dit avoir été attaqué par cette bête, il y a un an. Elle arrêta ses bœufs attelés à un char, il eut beaucoup de peine à s’en défendre quoique armé d’un bigot.

Antoine Plantin, de Servières, paroisse de Saugues, âgé de 40 ans a dit que c’est le même animal qui lui enleva sa fille le deux mars dernier, que l’ayant poursuivie entour cinq cent pas, il la perdit de vue dans un bois et sa fille en fut dévorée.

Barthélémy Simon de Servières, paroisse de Saugues, âgé de 22 ans, a dit être le même animal qui l’avait attaqué dans un pâtural au mois de septembre dernier et auquel il tira un coup de fusil.

Laurent Vidal de Servières, âgé de 17 ans a dit que ce même animal l’avait attaqué en deux différents jours au mois de mai dernier, qu’heureusement il était armé d’une baïonnette, sans quoi il aurait péri. Il a ajouté avoir vu cette même bête dans un pâtural depuis entour quinze jours qui mangeait un enfant de Jacques Meyronneinc.

Antoine Laurent, de Servières, âgé de 12 ans, a dit avoir été attaqué par cette bête il y a un mois et que sans le secours d’un homme il aurait péri.

Jean Bergougnoux, du mas de Montchauvet, paroisse de Saugues, âgé de 48 ans, nous a dit que cette bête est la même qui lui dévora un garçon de neuf ans au mois de mars 1766, qu’il l’avait poursuivie pour lors longtemps, mais inutilement. Il a ajouté que cette bête l’attaqua au mois de mars dernier, qu’il en aurait été dévoré s’il n’avait été armé d’une pelle ferrée.

Anne Chabanel de Viallevieille, paroisse de Saugues, âgée de 17 ans, a dit que cette même bête l’avait attaquée au mois d’août 1766 et qu’elle lui porta en vain plusieurs coups de baïonnette.

Marguerite Dentil, de Viallevieille, âgée de 32 ans, a dit que cette bête l’avait attaquée le carême dernier et que sans une cognée dont elle était armée, elle aurait péri.

Marie Reboul de la Veysseyre, âgée de 19 ans a dit que c’était la même bête qui l’avait attaquée le carême dernier , et nous a montré trois blessures qu’elle lui fit au-dessus du muscle du bras droit et une autre de six pouces (16,2 cm) en longueur depuis le haut du pariétal jusqu’au derrière de la joue et lui emporta l’oreille. La réunion des chairs n’est pas encore faite.

Jean Chassefeyre de la Veysseyre, paroisse de Saugues, âgé de 44 ans a dit que cette bête est la même qui dévorait ladite Marie Reboul et que ce fut lui qui lui fit quitter prise.

Elisabeth Molhérat de la Veysseyre, âgée de 28 ans a dit que c’était la même bête qui dévorait ladite Marie Reboul au secours de laquelle elle accourut avec ledit Jean Chassefeyre.

Antoine Dentil de la Veysseyre, âgé de 14 ans, a dit avoir été attaqué par cette même bête dans un bois le six du présent mois et qu’il lui porta plusieurs coups de baïonnette.

Catherine Freycenet de la Veysseyre âgée de 42 ans, a dit avoir été attaquée par cette bête au mois de juillet 1766.

Pierre Combeuil de la Veysseyre, âgé d’environ 22 ans, a dit avoir vu cette bête il y a deux ans qui tenait un enfant de huit ans qu’elle avait terrassé et qu’elle aurait dévoré sans le secours du père de cet enfant.

Jean Teyssèdre du lieu de Meyronne, paroisse de Venteuges, âgé de 29 ans, a dit avoir été attaqué deux fois par cette même bête depuis entour dix huit mois.

Jean-Pierre Guilhe du Rouve, paroisse de Venteuges, âgé de 40 ans, a déclaré avoir été mordu par cette même bête à la hanche gauche il y a deux ans.

Barthélémy Moussier de Mourennes, paroisse de Venteuges, âgé de 15 ans, a dit avoir été poursuivi par cette même bête le cinq du présent mois.

Jean-Baptiste Bergougnoux de Vachellerie, paroisse de Paulhac en Gévaudan, a dit avoir été attaqué par cette même bête deux fois dans le courant de mai dernier.

Antoine Veyrier de Pompeyreinc, paroisse de la Besseyre en Gévaudan a dit avoir été attaqué par cette bête le cinq du présent mois.

Jean Bourrier du lieu de Pompeyreinc, âgé de 12 ans, a dit qu’étant sur un arbre, cette même bête vint prendre au pied de cet arbre un autre enfant de son âge, que lui y accourut avec un homme qui se trouva aux environs et que cette bête se voyant poursuivie, quitta prise.

Barthélémy Dentil de Septsols, paroisse de la Besseyre, âgé de 50 ans, a dit que cette même bête l’aurait attaqué dans un bois pendant trois fois le même jour, au mois d’avril dernier et qu’elle fit tous ses efforts pour enlever un petit enfant qui était à côté de lui.

Jacques Pignol, de Pontajou, paroisse de Venteuges, âgé de 57 ans, a dit que cette même bête, au mois de mai dernier, se présenta à lui dans un pré et voulait enlever un de ses enfants qu’il avait entre ses bras.

Tout ce grand nombre d’habitants nous ont certifié que le ravage de cet animal était si affreux que depuis les fêtes de Pâques dernières, il aurait dévoré, en, différents endroits des frontières du Gévaudan et d’Auvergne au moins vingt cinq personnes. Toutes les démonstrations ci-dessus ayant été faites, citées, proportions tirées par maître Antoine Boulangier et Court–Damien Boulangier, maîtres en arts de chirurgie habitants de la ville de Saugues, en présence de Monsieur Jean-Baptiste Aiguillon de Lamothe, docteur en médecine habitant de la ville de Saugues, dans la dissection de cet animal, nous ont fait voir que la tête, laissant un vide à ses côtés, imite parfaitement la proue d’un vaisseau et ont tiré de l’estomac un os qu’ils ont dit être la tête du fémur d’un enfant de moyen âge. Ils nous ont aussi fait remarquer que cet animal, depuis la patte de devant jusqu’à l’épine a la hauteur de deux pieds quatre pouces (76,8 cm) et que ses yeux sont de couleur rouge cinabre.

Et nous, ayant requis Monsieur le Marquis d’Apchier et Monsieur le comte d’Apchier son père, s’ils voulaient cet animal es mains et sous le chargement du sieur Desgrignard brigadier de maréchaussée à Langeac ici présent, sur notre réquisition avec deux cavaliers de sa brigade, pour être envoyé à Monseigneur de Ballainvilliers, intendant de cette province, Messieurs les Comte et Marquis d’Apchier nous ont répondu que Monseigneur de Ballainvilliers n’était pas actuellement à Clermont et qu’ils jugeaient à propos de garder cet animal pour en disposer eux-mêmes de la manière la plus convenable.

De tout quoi, nous avons dressé le présent procès-verbal en quatre copies que nous avons signées avec lesdits Sieurs de Lamothe, Boulangier et ledit Sieur Desgrignards et en avons laissé deux à Monsieur le Marquis d’Apchier qui les a requis et une troisième devant être envoyée à Monseigneur de Ballinvilliers intendant.

Fait ledit jour et an que dessus.


Marin, commis à la subdélégation de Langeac, Agulhon de Lamothe Doct. Boulangier C.D. ; Boulangier, maître chirurgien, Des Grignards, brigadier.



Remarques concernant le rapport authentique :

L’orthographe a été légèrement modifiée, la ponctuation a été en partie rajoutée, ceci afin de rendre le texte plus compréhensible.
Les transformations des mesures de la bête dans le système métrique actuel ont été faites sur les bases suivantes:

1 pied = 33 cm

1 pouce = 27,07 mm

1 ligne = 2,25 mm




Le procès-verbal indique ensuite les mensurations de cet animal :

- Longueur de 1,50 m

- Hauteur au garrot de 77 cm

- Ouverture de la gueule de 19 cm

- Longueur de la mâchoire de 19 cm



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MessageSujet: Coucou !!   Mar 22 Jan - 1:01

Je suis content    J'avais donc raison !!  

Un croisement dresser Wink ...Mais alors il suffirait de faire un croisement
pour voir exactement a quoi ressemblait vraiment cette "Bête du Gévaudan" .....
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MessageSujet: Re: La Bête du Gévaudan   Mar 22 Jan - 10:43

Le croisement est une chose concernant l'aspect de la Bête, mais pas seulement ...


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MessageSujet: Re: La Bête du Gévaudan   Mer 23 Jan - 9:33

EBE 209 a écrit:
Le croisement est une chose concernant l'aspect de la Bête, mais pas seulement ...

Oui pas seulement, le croisement n'engendre pas forcément un instinct meurtrier de l'animal en question, je pense plutôt que celle-ci à bénéficier d'une aide pour se cacher et d'un contact humain lui dictant ses horribles méfaits, et que cette même personne aurait pu rendre cette Bête argneuse, sanguinaire et avide de chair humaine ... Mais de très nombreuses questions sont encore sans réponse ... la Bête du Gévaudan serait selon ma théorie propre, un animal dressé pour tuer, accompagné d'une ou plusieurs personnes.

PS : Je trouve que "le Pacte des Loups" réalisé par Christophe Gans en 2001 et le téléfilm "La Bête du Gévaudan", réalisé par Patrick Volson en 2003.
sont des repères intéressants quand à la véracité de cette histoire sur le plan de ce qui c'est vraiment produit dans le Gévaudan à cette époque reculée !


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MessageSujet: Re: La Bête du Gévaudan   Mer 23 Jan - 10:00

LES MONUMENTS SUR LA BÊTE DU G'EVAUDAN :
Saugues, capitale du Gévaudan,

la statue de la bête du Gévaudan. en surplomb de la ville, veille toujours sur sa prochaine victimes ...

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Sur la place du village d'Auvers

( juste en face de l'église et du petit musée  ) est erigé l'un des plus beau monument consacré à la bête du Gévaudan
( il y en a plusieurs dans la région).


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Cette statue ,de l'artiste Philippe Kaeppelin,  s'inspire d'un combat réel qui opposa Marie Jeanne Valet ,servante du curé de Paulhac,
à la "bête du Gévaudan" ( 11 aout 1765) . Elle parvint à blesser au poitrail la bête avec une sorte de lance , si bien que l'on espera à l'époque que l'animal périrait de ses blessures. il n'en fut rien puisque les attaques continuèrent peu de temps aprés ...


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Bien que que son combat fut mentionné dans des ecrits , elle n'en tira à l'époque aucune gloire.
La statue comble donc ce manque en faisant d'elle une héroîne.

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MessageSujet: Re: La Bête du Gévaudan   Ven 25 Jan - 10:16

Merci pour ces très belles photos Roswell,
ici une des nombreuses gravures de l'époque de la Bête.


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MessageSujet: Coucou !!   Ven 25 Jan - 13:57

EBE 209 a écrit:
Le croisement est une chose concernant l'aspect de la Bête, mais pas seulement ...

Je pensais seulement a voir a quoi elle ressemble ... car je sais bien que le dressage  et très important ...
chien d'attaque,chien d'avalanche etc .. c'est pas le même dressage Wink !!
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MessageSujet: Re: La Bête du Gévaudan   

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